Article rédigé par le Dr Xavier Kern, docteur en médecine naturelle et ingénieur biomédical à Obernai (67210)

Voici un nom dont vous avez sûrement déjà entendu parler… La maladie de Lyme est la maladie transmise par les fameuses tiques, mais pas uniquement. Effectivement de nombreux autres insectes et moustiques peuvent transmettre la maladie de Lyme. Pourquoi faut-il en avoir peur? Parce que premièrement les moyens de détection en France sont déplorables encore une fois, avec un test montrant de nombreux faux négatifs (ce qui veut dire que le test revient négatif, alors qu’il est positif). Mais aussi et surtout parce que cette maladie crée de nombreux dégâts au niveau de la santé.

 

La détection, un problème

Si votre médecin vous prescrit un test de détection de Lyme, vous allez faire une prise de sang avec test ELISA indiquant les IgM(Immunoglobulines M) et IgG (Immunoglobulines G). Si ce test est positif sur l’un ou les 2 immunoglobulines, alors un test Western Blot sera effectué, permettant de voir plus précisément les atteintes. Cependant, le test ELISA est très mauvais et le Western Blot un peu mieux mais pas la Rolls Royce des tests de détection de Lyme. De nombreuses personnes errent donc de cabinets médicaux en cabinets médicaux sans aucune réponse, car c’est mal diagnostiqué donc peu connu. Deuxièmement, si les tests sont positifs, les traitements en médecine conventionnelle ne sont pas forcément adaptés, sauf si effectués durant le premier mois suite à la piqure (dans certains cas cela peut aller jusqu’à 3-4 mois après le début de l’infection). On vous proposera un traitement antibiotique allant de 2 semaines à un mois. Je conseille cependant fortement de quand même effectuer ce traitement antibiotique et suivre les conseils de votre médecin, tout en consommant quotidiennement des probiotiques pour ne pas trop endommager la flore bactérienne qui prendra un sacré coup avec les antibiotiques.

Si les IgM sont positifs (et les IgG négatifs), cela indique une infection « récente ». Cela signifie donc que l’infection date de quelques mois, 3-4 mois grand maximum. Si les IgG sont positifs, alors l’infection est plus ancienne.

Il existe des tests beaucoup plus fiables utilisant la génétique. Cependant ces tests sont faits à partir des souches présentes aux USA, et malheureusement les souches en Europe ne sont pas exactement les mêmes, certaines se recoupent mais d’autres sont manquantes. Pour le moment, je n’ai pas encore vu un test fiable avec des souches européennes ET un prix abordable (car en Allemagne il existe un test, mais si l’on veut tester tout, alors le prix en devient indécent).

 

Les symptômes: nombreux et peuvent être considérés comme appartenant à d’autres pathologies

La liste est non exhaustive tellement elle peut être longue. En effet, Lyme crée de nombreuses conséquences sur le corps en attaquant le foie, intestins, prostate… Les signes les plus courant sont d’ordre neurologique, avec bien entendu une fatigue. Il peut y avoir des fourmillements, douleurs articulaires (qui peuvent s’apparenter à une polyarthrite rhumatoïde par exemple), douleurs musculaires, picotements, difficultés à trouver ses mots, problèmes de mémoire… Voilà pourquoi il est important de confronter le bilan clinique (toutes les questions posées sur la santé du patient) avec les résultats sanguins ou autres.

 

Un traitement long et difficile

Je ne fais pas ici, ni ailleurs, de combat entre médecine naturelle et médecine conventionnelle. Je pense que ces 2 médecines doivent travailler main dans la main pour arriver à un seul et unique but: la guérison des patients. Pour moi, et plus particulièrement dans la maladie de Lyme, si un traitement conventionnel prouve sa grande efficacité alors j’enverrais avec grand plaisir tous mes patients le suivre, car les dégâts avec cette maladie sont impressionnants et j’en vois régulièrement dans mon cabinet. Malheureusement, je n’ai pas encore vu de traitement conventionnel ayant de bons résultats dans le cas de Lyme chronique (même si certains médecins n’acceptent pas le terme de Lyme chronique, cela existe pourtant, parlez-en à mes patients). Dans la phase où uniquement les IgM sont positifs, le traitement antibiotiques peut encore être efficace. Pourquoi? Car Lyme n’a pas encore eu le temps de développer des biofilms; les biofilms étant un bouclier protecteur que Lyme se crée pour que justement les antibiotiques et autres attaquants aient beaucoup moins de chances de succès (on les retrouve aussi autour des parasites et autres). Voilà pourquoi je me suis formé énormément sur le sujet en suivant les plus grands experts dans le domaine (dont le Dr. Klinghardt) et en réunissant mes connaissances, mon expérience et les dernières recherches, et j’ai ainsi pu mettre en place un protocole de traitement. Il faut savoir que le traitement est long, compliqué et demande beaucoup d’efforts. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas d’autres choix, vu que la maladie de Lyme est multifactorielle et attaque notre système nerveux et neuronal. Les Lyme neuro (comme on les appelle) présentent des symptômes de grande faiblesse, fatigue intense, douleurs articulaires et rhumatismales, problèmes de sommeil importants etc etc, car après la maladie commence à toucher d’autres organes comme la prostate, foie… Il faut savoir que la maladie de Lyme est « uniquement » un point de départ à de nombreux autres soucis, du fait de sa puissance et des co-infections (bartonella, babésia…) qui vont avec.

Il faut aussi souvent s’attaquer aux parasites qui se développent avec Lyme, aux métaux lourds, aux neurotoxines, aux virus comme Epstein Barr, CytoMegalovirus ou toxoplasmose, mais aussi aux carences, résistance à l’insuline (ce qui est souvent le cas avec Lyme) et préparer au mieux les organes « d’excrétion » comme les reins, le foie et les intestins. Le système immunitaire étant affaibli, des infections au niveau nasal se développent aussi souvent et il faut les traiter, tout en s’occupant des biofilms pour que le traitement puisse atteindre directement Lyme et autres infections (au niveau nasal, il se peut qu’il y ait des MARCoNS: Multiple Antibiotic Resistant Coagulase Negative Staphylococci).

D’autres solutions doivent aussi être mises en place, comme par exemple la lutte contre l’electrosmog, alias la pollution par les ondes électromagnétiques. Cela semble un peu bizarre, mais de nombreuses études in vitro ont montré le développement plus important de Lyme ou de moisissures en présence d’ondes électromagnétiques que sans. Une étude observationnelle faite par le Dr Klinghardt, a montré qu’il n’arrivait pas à guérir ses patients qui restaient en contact avec ces ondes alors que ceux qui les évitaient au maximum, avaient une chance de succès beaucoup plus importante.

Le traitement peut aller de 8 mois à plus de 2 ans selon la gravité des atteintes. Mais il existe des solutions et donc de l’espoir.

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